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Le samedi, comment l’observer ?
Selon l’enseignement divin, le temps ne doit pas être compté à la manière de la chronologie des hommes. La Sainte Bible, règle de foi pour les croyants, enseigne ce qui est nécessaire pour marcher dans la droiture et vivre dans la sainteté ; en effet, sans la sainteté, personne ne verra Dieu.
Lorsque Dieu créa les astres, il dit : « Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux, pour faire la séparation entre le jour et la nuit ; qu’ils servent de signes pour marquer les temps, les jours et les années ; qu’ils soient des luminaires dans l’étendue des cieux, pour éclairer la terre. Et il en fut ainsi. Et Dieu fit les deux grands astres : le plus grand astre pour présider au jour, et le plus petit astre pour présider à la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça dans l’étendue des cieux pour éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour faire la séparation entre la lumière et les ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. » (Gn 1, 14-18).
De même, lorsqu’Il créa l’univers et tout ce qu’il contient, Il marqua les intervalles de temps de la manière suivante : il y eut un soir et un matin : ce fut le premier jour ; il y eut un soir et un matin : ce fut le deuxième jour, et ainsi de suite jusqu’au sixième jour (Gn 1).
Définitions bibliques des périodes
Soir : Période précédant le matin. Elle dure généralement 12 heures et est désignée par les termes de crépuscule, fin de journée, obscurité et ténèbres de la nuit (Pr 7, 9). Elle s’étend du coucher du soleil d’un jour jusqu’au lever du soleil le lendemain matin.
Jour : Intervalle de temps compris entre deux couchers de soleil, et qui correspond généralement à 24 heures (Lv 23, 32).
Matin : Période de 12 heures, comprise entre deux nuits, deux après-midis ou entre le lever et le coucher du soleil. Elle est également appelée « jour » (Jn 11, 9).
Avant que la lumière n’apparaisse dans l’univers, il y avait les ténèbres. Ainsi, la nuit précède le jour dans le cycle de 24 heures.
La manière dont on compte aujourd’hui les jours, de minuit à minuit, n’est pas correcte, et cela avait été prophétisé par Daniel : « Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut et il s’efforcera de changer les temps et la loi » (Dn 7, 25, première et deuxième parties).
Si le jour commençait à minuit, alors la nuit ne durerait que six heures, et le jour en compterait dix-huit, alors que Jésus a affirmé qu’il en comptait douze (Jn 11, 9). Comment le jour pourrait-il commencer à minuit ? Celui qui ignore le temps ne peut sanctifier correctement le jour du Seigneur. Conformément à l’instruction donnée au peuple de Dieu, le sabbat doit être observé du coucher du soleil au coucher du soleil. Le jour, partie claire du cycle de 24 heures selon la chronologie moderne des hommes, commence à 6 h 00 du matin et se termine à 18 h 00, mais il est correct de le calculer du lever du soleil au coucher du soleil.
La restauration de l’observance par Néhémie
Lorsque Néhémie chercha à corriger la transgression que le peuple commettait à l’égard de Son temps, dès que l’ombre de la nuit atteignait les portes de Jérusalem, il ordonnait de fermer les portes de la ville. Nous transcrivons le texte afin de mieux comprendre comment nous devons également procéder :
« En ces jours-là, j’ai vu en Juda des gens qui foulaient le raisin le jour du sabbat et qui transportaient des gerbes sur des ânes ; ainsi que du vin, des raisins et des figues, et toutes sortes de charges, qu’ils apportaient à Jérusalem le jour du sabbat ; et je me suis élevé contre eux le jour où ils vendaient des provisions. Il y avait aussi des Tyriens qui habitaient dans la ville ; ils apportaient du poisson et toutes sortes de marchandises, qu’ils vendaient le jour du sabbat aux fils de Juda et à Jérusalem. Je me suis alors opposé aux notables de Juda et je leur ai dit : « Quel mal faites-vous donc en profanant le jour du sabbat ? Vos pères n’ont-ils pas agi ainsi, et notre Dieu n’a-t-il pas fait venir tout ce mal sur nous et sur cette ville ? Et vous, vous allez encore attiser la colère de Dieu contre Israël en profanant le sabbat. Il arriva que, comme l’ombre s’étendait déjà sur les portes de Jérusalem avant le sabbat, sur mon ordre, les portes furent fermées ; j’ordonnai qu’on ne les ouvre pas avant la fin du sabbat ; et je plaçai à chaque porte quelques-uns de mes serviteurs, afin qu’aucune charge n’entre le jour du sabbat. Alors les marchands et les vendeurs de toutes sortes de marchandises passèrent la nuit hors de Jérusalem, une ou deux fois. Je leur ai donc fait des remontrances et leur ai dit : « Pourquoi passez-vous la nuit devant la muraille ? Si vous le refaites, je mettrai la main sur vous. » À partir de ce jour-là, ils ne vinrent plus le jour du sabbat. » (Néhémie 13, 15-21).
Les choses écrites autrefois l’ont été pour notre instruction.
Si le chrétien ne connaît pas le temps et la manière, car il y a un temps et une manière pour toutes choses, il est incapable d’atteindre la perfection dans la charité et ne sera pas un homme parfait comme Dieu l’exige (Mt 5, 48 ; 2 Tm 3, 17 et Col 3, 14). Et il recevra la réprimande du Seigneur, qui dit : « Je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant Dieu » (Ap 3, 2). Et ces œuvres sont les œuvres de justice, de l’amour dont parle Jean (1 Jn 3, 18).
Le respect et l’observance du sabbat
Conformément à ce que l’Esprit a révélé à Ésaïe, nous ne devons nous occuper d’aucune activité matérielle le jour du sabbat du Seigneur, comme il est écrit :
« Si tu retiens ton pied du sabbat, pour ne pas faire ta volonté en mon jour saint, si tu appelles le sabbat un délice, le jour saint du Seigneur, un jour digne d’honneur, et si tu l’honores en ne suivant pas tes propres voies, en ne cherchant pas à faire ta propre volonté, ni à prononcer tes propres paroles, alors tu trouveras ta joie dans le Seigneur, et je te ferai chevaucher sur les hauteurs de la terre, et je te nourrirai de l’héritage de ton père Jacob ; car la bouche du Seigneur l’a dit. » (Es 58, 13-14).
Et comme par le passé, nous ne devons pas non plus cuisiner ce jour-là, car ainsi le dit l’Écriture :
« On travaillera six jours, mais le septième jour sera pour vous un jour saint, un sabbat de repos solennel consacré au Seigneur ; quiconque y accomplira un quelconque travail sera mis à mort. Vous n’allumerez aucun feu dans aucune de vos demeures le jour du sabbat. » (Ex 35, 2-3).
Certains font valoir que ce concept s’adressait à l’Israël d’autrefois, lorsque le fait d’allumer un feu exigeait un effort physique. Cependant, Dieu ne change pas. Avant même que Sa loi ne soit confirmée au Sinaï, Dieu avait déjà dit : « Jusqu’à quand refuserez-vous d’observer mes commandements et mes lois ? » (Ex 16, 28). Et avant cela, Moïse avait donné les instructions suivantes au peuple :
« Voici ce que dit l’Éternel : Demain, c’est le jour de repos, le sabbat consacré à l’Éternel ; ce que vous voudrez faire cuire au four, faites-le cuire, et ce que vous voudrez faire bouillir dans l’eau, faites-le bouillir ; et tout ce qui restera, mettez-le de côté pour vous, en le gardant pour demain. » (Ex 16, 23).
Notons qu’ils devaient faire cuire au four ou faire bouillir, et que ce qui restait devait être mis de côté pour le sabbat. La nourriture devait donc être conservée prête à être consommée.
Aujourd’hui, nous sommes bien mieux à même d’observer le sabbat. Nos cuisinières fonctionnent au gaz, nous avons un réfrigérateur, la lumière, l’électricité et l’eau courante. Et même là où ces ressources font défaut, avec un peu de bonne volonté, il est possible de respecter le sabbat ; car, après tout, ce sera là la preuve de notre amour pour Jésus (Jn 14, 15). Sauf le samedi, nous pouvons faire tout ce qui est nécessaire, c’est-à-dire avant le coucher du soleil du vendredi ou après le coucher du soleil du samedi, car nous croyons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu (Rm 8, 28). « Et qu’est-ce qui nous séparera de l’amour de Dieu ? » La faim, la nudité ? Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu, l’observance de Ses commandements (Rm 8, 35).
Comme nous l’avons vu dans la manifestation de la volonté du Seigneur par l’intermédiaire d’Ésaïe, nous ne devons ni chercher à faire notre volonté ni prononcer nos propres paroles en Son jour saint (Es 58, 13).
Mais il existe des contradicteurs, qui prétendent que le sabbat du Seigneur n’est pas le jour du Seigneur ; et ils invoquent des motifs fallacieux ; ils ne s’appuient pas sur la vérité, car il n’y a pas de vérité en eux. Ils disent que désormais le jour du Seigneur est le dimanche, présumant d’après leurs propres calculs et suppositions que Jésus est ressuscité ce jour-là. Quiconque pense et croit ainsi n’est pas correctement instruit dans la parole de Dieu.
Comme l’acceptation des commandements de Dieu est une condition préalable pour acquérir la sagesse, parvenir à la crainte du Seigneur et trouver « la connaissance de Dieu », celui qui n’accepte pas Ses commandements n’atteint ni la sagesse, ni la crainte du Seigneur, ni la connaissance de Dieu (Pr 2, 1-6 ; 28, 7-9 et 10, 8).
Les erreurs doctrinales abondent dans les Églises qui ne respectent pas les commandements de Dieu, tout comme celui qui n’observe pas Ses commandements ne comprend pas les paroles de Dieu, puisque c’est là une condition préalable à cette compréhension. Certaines Églises, bien qu’elles aient les commandements, ne les observent pas, et c’est pourquoi elles n’aiment pas Dieu (Jn 14, 21 et 15, 9-10).
Jésus a aimé le monde et a prouvé cet amour en mourant pour nous ; et maintenant, Il exige de nous une preuve d’amour, en disant : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements » (Jn 14, 15). Et il n’aime que ceux qui l’aiment (Pr 8, 17, en partie). Et le Saint-Esprit révèle que nous sommes fous par amour pour le Christ (1 Co 4, 10). Et : « Que personne ne se trompe lui-même. Si quelqu’un parmi vous se croit sage dans ce monde, qu’il devienne fou pour être sage » (1 Co 3, 18).
Le septième jour de la semaine ou un jour sur sept ?
Lorsque le Seigneur a créé les cieux et la terre, Il a établi les mesures du temps : la semaine, les mois et les années. La semaine de sept jours, le mois de trente jours et l’année de douze mois.
En faisant sortir le peuple d’Israël d’Égypte, Il a institué le mois d’Abib comme le premier des mois pour Son peuple. Ce mois correspond aujourd’hui à la période s’étendant de mars à avril, incluant une partie de l’un et une partie de l’autre.
Le Seigneur a appelé les jours de la semaine : premier, deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième. Et Dieu a appelé ce jour de la semaine « sabbat », car ce jour-là, Il s’est reposé, et c’est pourquoi Il l’a sanctifié et béni.
La sanctification signifie la mise à part. Ainsi, Il a mis ce jour à part pour le repos et l’a béni pour cette raison. Son sabbat est fixé : c’est le septième jour de la semaine. Quant aux sabbats des Israélites, ils étaient mobiles, c’est-à-dire qu’ils variaient, car le premier et le dernier jour des solennités ordonnées par le Seigneur tombaient à des jours différents de la semaine, s’agissant de « sabbats solennels » ou festifs (Lv 23, 32 et références).
Le sabbat du septième jour est l’ordre, tandis qu’un sabbat tous les sept jours est le désordre. Imaginez que chaque personne se rende à la congrégation un jour différent et cherche à prendre son propre repos.
Même dans les samedis institués par Dieu, et qu’Il appelait « vos samedis », il y avait de l’ordre. Il suffit de lire attentivement les textes. Leurs dates étaient fixées au sein d’une année. Les choses instituées par Dieu sont empreintes de sagesse et Il est parfait.
Certains utilisent comme argument pour ne pas le respecter la phrase suivante prononcée par Jésus : « Mon Père travaille jusqu’à présent, et moi aussi je travaille » (Jn 5, 17), ainsi que ce qu’a dit l’apôtre Paul : « car, travaillant nuit et jour, afin de ne pas être à charge à aucun d’entre vous » (1 Th 2, 9). Mais ils oublient ce que le Maître a également dit : « Ne travaillez pas pour le pain qui périt, mais pour celui qui demeure » (Jn 6, 27).
Le travail de Jésus était un ministère, qui doit également être celui des appelés. Ainsi, il est possible d’exercer ce ministère nuit et jour, à l’instar du Père.
Le langage utilisé par les prophètes et les apôtres était conforme à celui adopté par Dieu dans les Saintes Écritures, puisqu’ils étaient inspirés par Lui et agissaient en tant que porte-parole de Dieu. Ainsi, lorsque l’Écriture dit que Pierre et Jean montèrent au temple pour prier, elle précise que c’était la neuvième heure. Et cette heure est celle que l’on appelle quinze heures ou trois heures de l’après-midi. Cependant, comme le soleil se lève le matin et que la journée compte douze heures, la neuvième heure correspond à ce que l’on a convenu d’appeler trois heures de l’après-midi ou quinze heures, selon la chronologie actuelle.
Lorsque Jean se trouvait sur l’île de Patmos et qu’il rédigea le livre de l’Apocalypse, il dit : « Et je fus enlevé en Esprit au jour du Seigneur… » (Ap 1, 10). Ce langage inspiré n’est autre que celui que Dieu a inspiré à Ésaïe, qui a écrit : « Si tu appelles le sabbat un délice, et le jour saint du Seigneur, et si tu l’honores, en ne suivant pas tes propres voies, en ne cherchant pas à faire ta propre volonté, et en ne prononçant pas tes propres paroles, alors tu trouveras ta joie dans le Seigneur, et je te ferai chevaucher sur les hauteurs de la terre, et je te nourrirai de l’héritage de ton père Jacob ; car la bouche du Seigneur l’a dit » (Es 58, 13-14). C’est ce qu’a fait l’apôtre : il a appelé le sabbat « jour du Seigneur ».
Pour Dieu, un temps peut correspondre à : douze heures, un jour, une année, un millénaire, ou encore un intervalle de temps ou une occasion. Ainsi, Son jour peut aussi être Son sabbat, le jour de Sa venue ou une période déterminée. Cependant, on connaît Son intention grâce au contexte, car Son Esprit en nous nous le fait savoir ; après tout, il pénètre toutes choses et même les profondeurs de Dieu (1 Co 2, 10).
Certains pensent que, parce que le Seigneur parle du père Jacob, Il s’adresse à l’Israël nominal ou à l’Israël de Palestine. Mais remarquez ce que dit l’apôtre Paul :
« Mais la Jérusalem d’en haut est libre ; c’est elle qui est notre mère à tous. Car il est écrit : Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes pas ; lève la voix et pousse des cris, toi qui n’es pas en travail ; car les enfants de la femme délaissée sont plus nombreux que ceux de celle qui a un mari. Mais nous, frères, nous sommes les enfants de la promesse, comme Isaac. Ainsi, frères, nous sommes enfants, non pas de l’esclave, mais de la femme libre » (Gal 4, 26-28, 31).
Ainsi, nous qui avons cru, nous sommes la descendance promise à Abraham, dont descendent les patriarches, et Isaac, le père de Jacob, fils de la promesse comme nous qui avons été promis à Abraham, et qui sommes aussi nombreux que les étoiles du ciel et que le sable de la mer (Gn 15, 5 ; 22, 17 et 32, 12).
Mais certains disent que personne ne parvient à observer les commandements et qu’il n’y a pas un seul juste. Or, avant même que les lois ne soient données au Sinaï, les Écritures disent qu’Abraham observait les commandements du Seigneur. Et Dieu lui-même l’a dit, voyez :
Et le Seigneur dit : « Cacherai-je à Abraham ce que je fais, puisque Abraham deviendra certainement une nation grande et puissante, et qu’en lui seront bénies toutes les nations de la terre ? Car j’ai vu qu’il ordonnera à ses enfants et à sa maison après lui de garder la voie du Seigneur, afin qu’ils agissent avec justice et droiture ; afin que le Seigneur fasse venir sur Abraham ce qu’il a dit à son sujet. » (Gn 18, 17-19).
Et comme le montre le questionnaire, les voies du Seigneur et la justice du Seigneur sont Ses commandements (Mal 2, 8-9 et Ps 119, 172). Et la justice de Dieu est éternelle (Ps 119, 142). Et celui qui pratique la justice est juste comme Lui est juste (1 Jn 3, 7).
Dieu a rendu témoignage à Abraham devant Isaac, et a dit :
« Car Abraham a obéi à ma parole, et il a observé mes commandements, mes préceptes, mes statuts et mes lois. » (Gn 26, 5).
De même, les Écritures disent que Zacharie et Élisabeth, sa femme, étaient justes. Et ils étaient justes parce qu’ils observaient la justice de Dieu, qu’ils gardaient ses commandements, voyez :
« Il y avait, au temps d’Hérode, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, de la classe d’Abia, dont la femme était de la descendance d’Aaron, et son nom était Élisabeth. Et tous deux étaient justes devant Dieu, marchant sans reproche dans tous les commandements et préceptes du Seigneur. » (Luc 1, 5-6).
Joseph aussi, époux de Marie, mère de Jésus, était juste (Matthieu 1, 19).
Par conséquent, tous ceux qui pratiquent la justice de Dieu, c’est-à-dire qui observent ses commandements, sont justes comme Dieu est juste, voyez :
« Petits enfants, que personne ne vous séduise : celui qui pratique la justice est juste, comme lui-même est juste. » (1 Jn 3, 7).
Celui qui ne croit pas aux commandements de Dieu ne peut les observer, car ils sont la loi de la foi (Rm 3, 27 et 31). Et ils ne sont pas pesants, comme l’a dit Jean sous l’inspiration (1 Jn 5, 3). Et celui qui ne les observe pas ne peut demeurer en Dieu (1 Jn 3, 24). Et, par conséquent, l’amour du Père ne peut être en lui (Jn 15, 9-10).
Distinction entre les lois cérémonielles et la loi morale
Mais certains invoquent comme argument des passages bibliques qui ne disent pas ce qu’ils voudraient. Dans l’un d’eux, l’apôtre dit : « Vous observez des jours, des mois et des années ». Ou dans un autre qui dit : « Que personne ne vous juge au sujet de ce que vous mangez ou buvez, ou au sujet des sabbats ».
Comme nous l’avons vu en citant les lois qui ordonnaient « les sabbats solennels », il existait des jours solennels, des mois solennels et des années solennelles, qui étaient observés par les Juifs même à l’époque de Paul. Ces Juifs prétendaient obliger les païens qui adhéraient à la « voie » à observer ces jours, affirmant que s’ils ne les observaient pas, ils n’observaient pas la loi. Et qu’ils devaient également se faire circoncire, pour accomplir la loi de Moïse. Cela a conduit Paul à écrire l’épître « aux Galates », traitant de ce sujet.
Dans tous les cas, comme le dit l’auteur de l’épître aux Hébreux, Dieu abroge la première alliance pour en établir une seconde. La première impliquait l’observance de prescriptions sacrées, qui consistaient en des offrandes de mets, de nourriture, de boissons et d’oblations (Hébreux 9). Il s’agissait également de préceptes du type « ne touche pas », « ne manipule pas », que Paul qualifie de prescriptions (Colossiens 2:20-21). Mais le Christ a aboli ces choses, qui n’apportaient aucun perfectionnement, en effaçant l’acte de dette qui était contre nous dans ses ordonnances, et en l’ôtant du milieu de nous, en le clouant à la croix (Col 2, 14). Ainsi, puisque c’étaient des ordonnances et qu’il y avait un temps pour les observer, Jésus, le grand prêtre des biens à venir, en arrivant, a aboli le premier et établi le second ; il a annulé ce qui avait été fait à Horeb et ratifié ce qui avait été fait au pays de Moab.
C’est pourquoi Ésaïe a dit :
« Celui qui tue un bœuf est comme celui qui blesse un homme ; celui qui sacrifie un agneau, comme celui qui égorge un chien ; celui qui offre une oblation, comme celui qui offre du sang de porc ; celui qui brûle de l’encens, comme celui qui bénit une idole ; ceux-là choisissent leurs propres voies, et leur âme prend plaisir à leurs abominations. » (Es 66, 3).
Ainsi, les prophètes, lorsqu’ils reçurent ces révélations, voulurent savoir si elles concernaient leur époque, et il leur fut dit qu’elles ne s’adressaient pas à eux, mais aux païens auxquels ils prêchaient (1 Pi 1, 11-12).
Ésaïe a écrit ce que le Seigneur a dit par sa bouche :
« Lorsque vous venez vous présenter devant moi, qui vous a demandé de venir fouler mes parvis ? N’apportez plus d’offrandes inutiles : l’encens m’est en abomination, ainsi que les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées solennelles ; je ne peux supporter l’iniquité, ni même les rassemblements solennels. Vos nouvelles lunes et vos solennités, mon âme les déteste ; elles sont déjà un fardeau ; je suis déjà las de les supporter. » (Es 1, 12-14).
Cependant, observez attentivement le contexte et consultez Lévitique 23, et vous verrez à quoi le Seigneur fait référence : la réunion des assemblées, vos solennités (voir Lv 23, 1, 8, 9, 17, 21, 28 et 29). Ainsi, ces sabbats étaient vos sabbats.
Et à leur sujet, le Seigneur dit encore par Osée : «E Je mettrai fin à toute leur joie, à leurs fêtes, à leurs nouvelles lunes, à leurs sabbats et à toutes leurs solennités » (Os 2, 11). Et plus loin, le Seigneur ajoute : «E Je te prendrai pour épouse à jamais ; je te prendrai pour épouse dans la justice, dans le droit, dans la bonté et dans la miséricorde. Et je te prendrai pour épouse dans la fidélité, et tu connaîtras le Seigneur » (vv. 19-20). De plus, le Seigneur met en garde par l’intermédiaire de Jérémie :
« Ainsi parle le Seigneur : Prenez garde à vous-mêmes, et ne portez pas de fardeaux le jour du sabbat, ni ne les faites entrer par les portes de Jérusalem. Ne sortez pas non plus de fardeaux de vos maisons le jour du sabbat, et ne faites aucun travail ; mais sanctifiez le jour du sabbat, comme je l’ai ordonné à vos pères. Si donc vous m’écoutez attentivement, dit le Seigneur, en n’introduisant pas de fardeaux par les portes de cette ville le jour du sabbat, et en sanctifiant le jour du sabbat, en n’y faisant aucun travail ; alors entreront par les portes de cette ville des rois et des princes, assis sur le trône de David, venant en chars et montés sur des chevaux, eux et leurs princes, les hommes de Juda et les habitants de Jérusalem ; et cette ville sera habitée pour toujours. Mais si vous n’écoutez pas, si vous ne sanctifiez pas le jour du sabbat et si vous apportez des charges lorsque vous entrerez par les portes de Jérusalem le jour du sabbat, alors j’allumerai un feu dans ses portes qui dévorera les palais de Jérusalem, et il ne s’éteindra pas. » (Jr 17, 21-22, 24-25, 27).
Le sabbat, en plus d’être le souvenir de la création, est aussi le signe entre Dieu et son peuple, voyez :
« Je leur ai aussi donné mes sabbats, pour qu’ils servent de signe entre moi et eux, afin qu’ils sachent que je suis l’Éternel qui les sanctifie. Sanctifiez mes sabbats, et ils serviront de signe entre moi et vous, afin que vous sachiez que je suis l’Éternel, votre Dieu. Mais les enfants se sont aussi révoltés contre moi ; ils n’ont pas suivi mes statuts et n’ont pas observé mes ordonnances, dont l’accomplissement permet à l’homme de vivre ; ils ont profané mes sabbats ; c’est pourquoi j’ai déclaré que je déverserais sur eux ma fureur, pour accomplir contre eux ma colère dans le désert. Mais j’ai retenu ma main, et je l’ai fait par amour pour mon nom, afin qu’il ne fût pas profané aux yeux des nations, sous le regard desquelles je les avais fait sortir. J’ai aussi levé la main contre eux dans le désert, pour les disperser parmi les nations et les répandre par toutes les contrées ; car ils n’ont pas mis en pratique mes jugements, ils ont rejeté mes statuts, ils ont profané mes sabbats, et leurs yeux se tournaient vers les idoles de leurs pères. » (Ez 20, 12, 20-24).
Lorsque le Seigneur a promulgué sa Loi devant le peuple dans le désert du Sinaï, c’est lui-même qui a parlé depuis les nuages, et qui a dit à propos du sabbat :
« Souviens-toi du jour du sabbat pour le sanctifier. Tu travailleras six jours et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le sabbat de l’Éternel, ton Dieu ; tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours, le Seigneur a fait les cieux et la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et le septième jour, il s’est reposé ; c’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié. » (Ex 20, 8-11).
Observons les détails :
Au début du chapitre vingt, il est dit : « Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant : Je suis l’Éternel, ton Dieu ». Ainsi, il commence à dicter ses lois directement au peuple, et cela est clairement consigné dans le Deutéronome, où il est dit :
« Le jour où vous vous teniez devant l’Éternel, votre Dieu, à Horeb, lorsque l’Éternel me dit : Rassemble-moi ce peuple, et je leur ferai entendre mes paroles, afin qu’ils les apprennent et qu’ils me craignent tous les jours de leur vie sur la terre, et qu’ils les enseignent à leurs enfants » ; et vous vous êtes approchés, et vous vous êtes tenus au pied de la montagne ; et la montagne était en feu jusqu’au milieu des cieux, et il y avait des ténèbres, des nuages et une obscurité. Alors le Seigneur vous a parlé du milieu du feu ; vous avez entendu la voix des paroles, mais, à part la voix, vous n’avez vu aucune forme. Il vous a alors annoncé son alliance qu’il vous a prescrite, les dix commandements, et il les a écrits sur deux tables de pierre. » (Dt 4, 10-13).
De plus, dans les versets où sont cités les commandements, on peut observer d’autres détails importants, tels que : « mais le septième jour est le sabbat de l’Éternel, ton Dieu. » Et ce n’était pas seulement au peuple d’Israël de ne pas travailler ce jour-là, mais aussi à son bétail, à ses serviteurs et à l’étranger qui séjournait parmi lui. En effet, il y avait les serviteurs du peuple, ainsi que ceux qui s’étaient joints au peuple d’Israël, par alliance ou par métissage. Ainsi parla Dieu à Moïse et lui ordonna d’instruire le peuple : « Vous aurez une seule et même loi ; l’étranger sera traité comme le natif » (Lv 24, 22).
Il ajouta : « Si un étranger réside chez toi et veut célébrer la Pâque en l’honneur du Seigneur, tous ses mâles devront être circoncis ; alors il pourra la célébrer et sera considéré comme un natif du pays ; mais aucun incirconcis n’en mangera. Qu’il y ait une même loi pour le natif et pour l’étranger qui séjourne parmi vous » (Ex 12, 48-49 ; Lv 24, 22 ; Nb 15, 16, 29).
Il est important de souligner que lorsque Dieu a transmis Ses lois au peuple, Moïse n’était pas encore monté sur la montagne et n’avait donc pas reçu les tables de pierre sur lesquelles figurait le Décalogue. Cependant, la première alliance avait déjà été conclue, et elle contenait donc les lois relatives aux ordonnances. Au moment même où Dieu a donné sa Loi à Moïse, il lui a également donné les statuts, les préceptes et les jugements, voir :
« Voici les statuts, les jugements et les lois que l’Éternel a établis entre lui et les enfants d’Israël, sur le mont Sinaï, par la main de Moïse. » (Lv 26, 46).
Il est important de savoir que, bien que les ordonnances aient été abolies à la mort de Jésus, qui les a clouées sur la croix, les statuts et les jugements établis par Dieu et donnés à Moïse n’ont pas été abolis. C’est pourquoi Dieu a parlé par Malachie : « Souvenez-vous de la loi de Moïse, mon serviteur, que je lui ai prescrite à Horeb pour tout Israël, et qui contient des statuts et des jugements » (Mal 4, 4).

Oli Prestes
Missionnaire
oliprest
Enviado por oliprest em 30/10/2026


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Imagem de cabeçalho: raneko/flickr